La place en crèche, l’un des plus gros casse-tête pour les parents!

A chaque fois que l’on parle de la crèche et des moyens de garde, j’ai toujours ce sketch de Foresti en tête sur la brigade des « nurses ». Celui où elle parle de la grossesse et de l’accouchement dont les détails sont occultés par les fameuses nurses…évidemment sinon le genre humain s’éteindra dans à peine 50 ans!

Moi je dis que cette sacrée brigade des nurses nous a caché bien d’autres choses et plus particulièrement en ce qui concerne les modes de garde…Non, parce que franchement, si l’on connaissait en avance la galère qui nous attend pour faire garder notre marmot, il y a de forts risques que la population en France décroisse dangereusement (ou du moins celle de l’Ile de France !).

Il faut dire qu’au début, tout baigne !

Pendant la grossesse on nage dans cette douce torpeur, remplie de rêves sur l’arrivée de bébé et on a une décontraction naturelle qui nous fait occulter les galères de la collègue du bureau en face qui change de nounou pour la 5ème fois …On se dit toujours, mais à moi ça ne m’arrivera pas!…Beh oui, j’aurai une place en crèche moi, j’ai tout fait pour:

  • j’ai déposé mon dossier crèche dans les délais (à Paris grosso modo dès que j’ai fait pipi sur le test de grossesse!)
  • je l’ai rempli de ma plus belle écriture,
  • j’ai fourni tous les documents demandés, voire même plus (j’y ai rajouté aussi l’acte de naissance de mes parents et mes arrière-grands parents, au cas où, sait-on jamais!)
  • j’ai versé une larme devant la dame de la Petite Enfance en expliquant que nous avons VRAIMENT, VRAIMENT besoin de cette place en crèche,
  • j’ai appelé tous les après-midi de mon congé mat la mairie (ça occupe!) pour leur rappeler que je suis là et toujours très motivée…dur, dur la vie de fonctionnaire à la Petite Enfance!
  • je suis allée pousser les portes de la crèche d’à coté avec mon ventre proéminent, leur dire à quel point leur boulot est génial et que sans eux mon enfant grandira comme un « sauvage pouilleux et délaissé, sans aucun contact social »!

Seulement voilà, les voies de l’administration sont impénétrables

…et un beau jour on reçoit ce courrier, ce messager de mauvaises nouvelles, qui nous dit qu’il n’y a pas de place disponible pour notre enfant, mais qu’ils compatissent à la situation, ce qui évidemment nous donnera du baume au cœur… Mais le meilleur c’est qu’on ne sait et ne saura (Ô jamais!) pourquoi notre enfant, notre magnifique bébé, si sage, si discret, s’est ainsi fait rejeter!

Alors face à ce désarroi on essaye de se remotiver, de se requinquer. On écoute les conseils des bonnes copines qui elles, ont réussi à avoir le SAINT GRAAL, la place en crèche tant désirée (les veinardes!). Et on se prépare pour la bataille, car devant nous plusieurs angles d’attaque se proposent:

Option 1: écrire au maire pour lui faire part de notre désarroi et, avouons-le, surtout pour fayotter. Et oui, on l’apprécie tellement ce Cher Maire, hein? Celui qui a planté le tramway sous notre fenêtre et interdit le stationnement devant notre immeuble. (Je précise qu’ il existe également la méthode du courrier menaçant et névrosé, dont l’efficacité n’a jamais été pleinement démontrée!)

Option 2: chercher un piston bienveillant à qui on sera redevable jusqu’à la fin de  nos jours….

Option 3: faire la grève de la faim dans le hall de la mairie et dire qu’on ne partira pas tant qu’on n’a pas vu l’adjoint au maire ou encore mieux tant qu’on n’a pas une place en crèche (oui, oui celle-là m’a été conseillée pour de vrai!).

(Je vous fais fi des quelques conseils plutôt saugrenus, comme inviter la directrice de crèche à une fête de votre enfant ou encore accoucher obligatoirement durant le premier semestre de l’année pour augmenter vos chances (no comment!).

Résultat des courses!

Se pose devant nous la question existentielle et shakespearienne, à savoir « devrais-je abandonné tout amour-propre et dignité pour éventuellement avoir une place en crèche »? La réponse évidemment laisse à méditer. Surtout qu’après avoir à peu près tout essayé (sauf la grève de la faim…j’aurais peut-être dû…) mon fils n’a toujours pas de place en crèche. Donc c’est peut-être un peu cynique, un peu désabusé mais pour moi la crèche c’est plus un mythe qu’une réalité (c’est la poésie du désespoir!).

Bien évidemment après cette épreuve on a une envie brûlante de partir vivre à la campagne avec les poules, parce que l’étape suivante c’est de rechercher une assistante maternelle ou une nounou qui aura la gentillesse, mais surtout la disponibilité pour garder la prunelle de nos yeux moyennant les 3/4 de notre salaire…. Mais bon cette aventure là, sera pour un prochain épisode….

Et vous, vous faites partie des chanceux ou des « rageux »? 🙂

6 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Moi je suis une semi chanceuse: j’ai une place en crèche mais pas encore le dossier en main.
    Oui je fais que d’appeler la directrice et la j’attends le facteur avant de la relancer .^^
    Bon courage

    • Félicitations Chloé!

      Il faudrait que vous nous donniez votre recette pour le semi-succès (blague mise à part je croise les doigts pour vous, pour que cela se concrétise) :).

  2. Je reviens pour vous dire que je suis bien chanceuse: j’ai réservée ma place en crèche.
    Le sézame est arrivé 3 semaines après la confirmation téléphonique. Et moi qui me disais, le courrier est perdu, on aura jamais de place…
    La personne qui s’occupe de la crèche a dû me prendre pour une folle. Mais en fait c’est une personne qui a l’air très très lente ^^. Mais je lui en veux pas elle prendra notre bébé…
    Bon courage à toutes et à tous pour cette dure conquête de la garde parfaite.

  3. merci pour ces informations. Je étais en pleine recherche afin de trouver une place en crèche pour ma petite mais il est vrai que c’est pas évident. J’suis en train de voir pour une creche interentreprise. Esperons que ça marche !

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